Ecriture Les interviews d'éditeurs

Rencontre avec Sarah Berziou – Black Ink

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, alors que je me promenais dans les coulisses de l’édition, j’ai rencontré Sarah Berziou, éditrice de Black Ink Editions, et la première à accepter de se prêter au jeu !

 

♠ Sarah, tout d’abord, merci à toi d’être venue. Comment vas-tu ?

Parfaitement bien et très touchée d’être sollicitée pour cette interview !

 

♠ Peux-tu te présenter ?

Alors, je suis Sarah Berziou, fondatrice et éditrice de Black Ink Editions. Mariée et maman de deux enfants, passionnée par mon métier.

 

♠ Tu es donc l’éditrice de Black Ink. Etait-ce ton rêve d’enfant, ou envisageais-tu de suivre une autre voie ? Raconte-nous ton parcours.

Ce n’était pas un rêve d’enfant, non. J’ai toujours eu l’amour des livres, la rencontre avec la romance date d’il y a 3 ans à peu près. Commerciale de formation et conseillère en insertion professionnelle ensuite, j’ai un parcours assez atypique. D’abord discrète sur les plateformes d’écriture, j’ai eu un coup de foudre littéraire pour la merveilleuse Angel Arekin, auteure de romance et de fantasy. J’ai commencé à échanger avec elle et suis devenue au fil du temps sa bêta lectrice et son amie. Elle reste à ce jour mon âme sœur littéraire, la crème de la romance française. J’ai commencé à chroniquer tout en imaginant la maison d’édition de mes rêves. Encouragée par mes amies auteures et mon entourage, j’ai développé le projet pendant plusieurs mois et ai suivi une formation de correctrice professionnelle. Le métier d’éditeur ne s’improvise pas et j’ai dû apprendre toutes les ficelles du milieu. La suite c’est un lancement en octobre 2016 et une première publication en février 2017 avec ABC Love de Layla Namani. Le reste vous le connaissez… toutes les encres de la romance et des histoires merveilleuses.

 

♠ Tu es amoureuse des mots, tu aimes découvrir de nouvelles plumes à publier, écris-tu ou as-tu déjà envisagé cette idée ?

Ah ! J’y ai pensé parfois mais ma place est vraiment du côté des coulisses. Les auteurs ont ce talent si particulier et je prends tellement de plaisir à les accompagner vers la publication.

 

♠ Quelle est le meilleur souvenir de ton métier ? Le pire ?

Question difficile. Je dirais la première fois où j’ai appuyé sur le bouton « publier » et quand je suis allée chercher les premiers exemplaires à l’imprimerie. Une gamine face à ses cadeaux de Noël et des larmes de joie bien sûr. Le pire ? Le stress d’une sortie, le planning difficile à tenir, mais c’est en forgeant que l’on devient forgeron…


♠ « C’est en forgeant que l’on devient forgeron… » Pour toi, est-ce qu’il existerait un profil type d’éditeur ? Penses-tu qu’il est nécessaire d’avoir certaines qualités ? Comment est-ce que ça marche la relation avec les auteurs ?

Un profil type, non je ne pense pas, c’est avant une relation humaine et le monde de l’édition est si varié qu’on y rencontre toutes sortes de personnalités. Les qualités pour réussir sont selon moi l’écoute et la disponibilité. L’auteur reste l’essence et il ne faut jamais oublier que sans lui rien ne se fait. On travaille l’humain, il faut savoir s’adapter, soigner les petits bobos et les rassurer tout en gardant un œil professionnel. Mes auteures sont ma famille, je cultive cet état d’esprit, je crois que ça marche, elles m’ont surnommée « maman pépites ». Je les défends envers et contre tout. Enfin il faut aimer le challenge pour se démarquer dans un milieu extrêmement concurrentiel.

 

♠ Dans un milieu concurrentiel, Black Ink se positionne avec un catalogue plutôt charmant, et je n’imagine que tu en es plutôt fière. Est-ce qu’il t’es déjà arrivée de tomber sur des manuscrits qui t’ont déçue ? Ou trop touchée personnellement pour envisager une publication ?

J’appelle Marie ma responsable du comité de lecture lol ! Nous lisons avec attention tous les manuscrits soumis. Conscientes du travail et de l’investissement que cela demande aux auteurs, le respect et de mise et nous nous efforçons d’argumenter nos refus. La romance étant en plein boom, nous recevons énormément de manuscrits, il ne faut pas perdre de vue qu’écrire est un métier et que la publication n’est pas accessible à tous. Peu d’histoires sortent du lot, nous avons choisis d’être exigeantes connaissant la difficulté pour percer dans le milieu. Je reste objective dans les choix et ne me laisse pas déborder par mon ressenti ou mon expérience pour écarter un manuscrit.

 

♠ Je pense que les brochés de Black Ink sont tes bébés comme ils le sont pour leurs auteurs. As-tu une préférence pour l’un d’eux ?

C’est comme demander à une mère si elle préfère l’un de ses enfants… Je les aime tous sans exception, chacun dans leur genre. J’ai la chance de travailler avec une merveilleuse graphiste, Elisia, qui réalise des couvertures magnifiques.

 

♠ Editrice de romance, quels livres as-tu l’habitude de lire ? Quel est LE livre que tu dévorerais jusqu’à l’usure de ses pages ?

J’ai de moins en moins le temps de lire mais quand je peux je lis de la romance. Mon coup de coeur, celui que j’ai déjà lu au moins six fois : Jeu Vespéral de Angel Arekin. Une dark romance sublime qui ne laisse pas indifférent.

 

♠ Les auteurs se prêtent au jeu, les éditeurs n’y échappent pas. Quel est ton péché mignon ?

Difficile de n’en citer qu’un seul mais je vais dire le Cabecou de Rocamadour ! Plus précisément celui que je mange chez Phil et Marie. Désolée ce n’est ni le chocolat ni les bonbons…

 

♠ Pour finir, un mot à dire ?

Il sera pour mon mari et mes enfants : je vous aime plus que tout, merci d’accepter ma passion, sans vous je ne suis rien.

 

Je tenais à remercier Sarah, pour le temps qu’elle m’a accordé.

Nikosia

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