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Auto-édition : les raisons d’un succès

De plus en plus, lorsque l’on parle d’auto-édition, on pense e-book. Et il est également vrai que de plus en plus d’auto-édités ne le sont que sous ce format. Pourtant, en 2017, seuls 4,4% des français ont acheté un livre numérique. Alors, pourquoi cet engouement pour le support numérique ?

 

Selon une vieille étude du début du millénaire et menée par Le Figaro, un français sur trois aurait le projet d’écrire un livre. Si, il y a vingt ans, cela signifiait passer par un éditeur et attendre sagement un retour qui ne venait que rarement, les choses ont rapidement évolué par la suite. Entre la popularisation de l’impression à la demande et l’avènement des liseuses électroniques, l’auto-édition a connu un gros boum. Il devenait soudain très facile d’être son propre éditeur et de voir son livre disponible à la vente dans des librairies ou sur des sites web spécialisés. La qualité n’était pas toujours au rendez-vous que ce soit sur l’orthographe, la syntaxe ou encore la fabrication des ouvrages, les mises en pages etc…

Ce qui a pourtant réellement changé la donne, c’est le Kindle, d’Amazon. Depuis son lancement, plus de 25 000 personnes se sont lancées dans l’auto-édition avec KDP. Jusqu’à il y a peu, KDP était réservé à la publication d’e-book, mais les choses évoluent et il est désormais également possible de s’offrir une version papier par ce biais.

Ce qui a motivé tous ces auteurs ? D’abord les refus des maisons d’édition classiques, ou plus souvent, leur absence de réponse. C’est notamment le cas de Sophie Tal Men (présente à Livre Paris cette année sur le stand d’Amazon) qui après 16 maisons d’édition, s’est finalement lancée seule. Grand bien lui a pris puisqu’après son succès pratiquement immédiat, c’est Albin Michel qui est venue la chercher pour lui proposer un contrat d’édition, qu’elle a accepté.

Deuxième grande avancée proposée par Amazon : la simplicité. Alors qu’avant il fallait mettre son texte en page en suivant des modèles variant d’une plateforme à l’autre et envoyer son texte au format PDF pour que l’imprimeur puisse le mettre sous presse ; il suffit dorénavant d’envoyer un fichier Word. Avec le numérique, la pagination n’a pas la moindre importance puisque les liseuses proposent de modifier la taille des polices de caractères à la volée. Par ailleurs, même les couvertures deviennent simples à réaliser puisqu’il suffit d’une première page de couverture. Pas de calculs savants pour l’épaisseur du dos, pas de quatrième de couverture non plus. Simple, vous dis-je !

Dernier gros avantage, et pas des moindres, la rétribution des auteurs. Alors que les plateformes d’auto-publlication permettent de devenir auteur plus ou moins facilement en vous offrant des droits d’auteurs aux environs de 20%, Amazon vous offre jusqu’à 70% et 35% au minimum. De quoi faire rêver tous ceux qui souhaitent vivre de leur plume.

Dès lors, les auteurs s’enchaînent sur la plateforme et c’est une véritable ruée vers l’e-book qui se met en place. Car 70% de 2,99€ c’est deux fois plus que les droits standards des maisons d’édition qui vendent un livre papier entre 15 et 20€. La liberté en plus ! Les autres plateformes n’ont eu d’autres choix que de suivre le taux d’Amazon pour rester dans la course.

Reste que, comme le rappelle Antoine Gallimard dans le ligne du journal 20minutes, « il n’y a rien comme service derrière, c’est un leurre ». Si les auteurs vedettes du géant américain clameront le contraire, la plupart des auteurs publiés sur la plateforme d’Amazon resteront des inconnus du grand public, comme sur Wattpad ou Fyctia. Après tout, KDP ne fait pas de tri. Il n’y a aucun service de relecture, de validation ou de marketing adossé à l’offre KDP. Il est possible, comme sur Facebook de commander une publicité, mais rien d’officiel.

Pour autant, les témoignages sont de plus en plus nombreux sur des auteurs publiés via KDP et qui prétendent pouvoir dégager un revenu régulier et substantiel. Alors, pour finir, KDP, et l’édition numérique dans son ensemble : réelle opportunité de vivre de ses écrits ou leurre ? La question reste posée.

Quel est votre avis ?

 

Dario

Wpacademy
<p>La wattpad academy est un collectif bien intentionné sévissant sur... Wattpad, dans le but d'aider les auteurs à progresser et découvrir le monde du livre. Nos articles sont principalement rédigés par Dario, mais parfois aussi par d'autres membres de l'équipe ;)</p>

2 thoughts on “Auto-édition : les raisons d’un succès

  1. Ce Antoine Gallimard est un peu de mauvais fois non ? Je comprends qu’il tienne à la version papier, le numérique pourrait plomber ses ventes. Mais de là à dire que c’est un leurre… je lui signale au passage qu’Amazon a une maison d’édition qui était présente au Salon du Livre Paris. Comme les maisons d’éditions lambda, ils cherchent et misent sur les petites pépites et paraissent moins élitistes !

    1. Non pas de la mauvaise foi. Il a raison, le service d’Amazon n’a rien à voir avec celui d’une bonne maison d’édition. Et d’ailleurs Amazon ne se présente pas comme une maison d’édition.
      Ils publient tout le monde (les bons et les moins bons manuscrits) et mettent en avant ceux qui marchent. Je ne pense pas que Amazon soit un leurre, en revanche, beaucoup de plateforme d’auto-édition jouent un double jeu pas très honnête. Là, il y a effectivement leurre.
      Après, Gallimard est de la vieille école et défend son gagne pain en faisant des amalgames que beaucoup d’autres font 😉

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