Ecriture Le forum des initiatives

#Le forum des initiatives. Episode six : Plumavitae, le futur de l’édition ?

Bonjour à tous ! 

On se retrouve une nouvelle fois pour un article portant sur des initiatives littéraires. Aujourd’hui, c’est Plumavitae qui est mis en avant ! Vous vous demandez de quoi il s’agit ? Moi aussi ! Partons donc à la rencontre de
Kevin Bilingi, alias Kev’Angi.

 

 
 


*Pour commencer, nous sommes curieux de savoir qui tu es. Peux-tu te présenter à nos lecteurs ? 

« Yes ! Bon bah du coup je vais devoir sortir ma carte d’identité […] moi c’est Kevin Bilingi ou Kev’Angi pour les auteurs et les réseaux sociaux. J’ai 22 ans, mais si je laisse pousser ma barbe j’en ai six de plus. Côté hobbies, je suis un grand amoureux des mangas, car derrière chaque oeuvre […] il y a un auteur qui dort peu et se bat pour faire rêver chaque semaine (ou mois) tous ses lecteurs avec une histoire intéressante et avec plusieurs niveaux de compréhension. Ce sont des surhommes qui m’impressionnent. Mais ce que j’aime par-dessus tout c’est écrire et aider les autres à donner vie à leurs projets que ce soit un business, une association ou d’écriture bien sûr ! Ma profession… Tu as dû le deviner à mon âge, mais je suis encore étudiant et d’ailleurs je cherche un stage haha. Et sinon depuis août 2017, je suis le dirigeant de Plumavitae.co, l’entreprise qui va révolutionner le monde de l’édition ! »

 

  • Tu as dit que tu écrivais ? Tu t’intéresses donc au monde des lettres, non ?

« Les lettres font partie de ma vie depuis tout petit : mes grands-parents étaient professeurs et j’ai eu rapidement des livres entre les mains. Et un jour, ma prof de quatrième m’a dit : « Kevin, as-tu déjà pensé à écrire ? » Et sans le savoir elle a mis en moi le rêve d’un jour écrire mon best-seller et de faire rêver le monde entier avec mes créations.[…] »

« J’ai passé les – presque – dix dernières années à analyser des œuvres à succès, littéraires comme graphiques, à écouter des talks en français ou en anglais afin de décoder la « formule » du best-seller. Et avec mon frère, Nate et les Brigadiers de Plumavitae, on pense peut-être l’avoir trouvée haha 😉 »

 

  • Vous avez trouvé le graal ?! Mais alors quelle est la formule pour faire un best-seller ? 🙂

« Chez Plumavitae on a développé notre propre théorie, mais on n’est pas sectaire hein : les cinq piliers. A force d’analyses, on s’est rendu compte avec Nate qu’une bonne oeuvre doit reposer sur cinq choses essentielles pour être équilibrée :
-une intrigue au moins cohérente, dans le meilleur des cas, innovante,
-un univers maîtrisé (surtout si tu l’as créé toi-même),
-des personnages cohérents (ça se perd en ce moment…) et qui portent un message fort,
-un style assumé, qu’il soit complexe ou simple,
-et ENFIN, le pilier central : le fond. »

« Une oeuvre littéraire ce sont des mots, et donc un ou plusieurs messages étalés sur plusieurs pages. »

« Les lecteurs et les auteurs ont oublié la puissance des mots et que le livre est le média le plus dangereux que nous ayons créé. »

« Alors à chaque auteur qu’on lit ou qu’on coache, on met un point d’honneur à travailler le message, car une œuvre qui impacte un lecteur a plus de chances d’être en mémoire. »

 

  • Intéressant comme théorie. Mais alors comment expliquez-vous le succès des bouquins comme Cinquante Nuances de Grey ? Le message reste assez restreint tout de même, non ?

« Haaaaa la question qui tue ! Joker ? Je n’ai pas malheureusement pas lu l’oeuvre […] mais je vais te donner ma réponse actuelle et vais donner le bénéfice du doute à l’auteur. »

« Comme je te l’ai dit, je pense que les lecteurs ont oublié la puissance des mots et surtout leur « droit » en tant que clients d’avoir des œuvres profondes. Or, aujourd’hui, je me rends compte […] que beaucoup ne savent même pas qu’une oeuvre contient un message. »

« Donc pour moi à l’heure actuelle, et si l’oeuvre ne me prouve pas le contraire, le succès de Cinquante Nuances de Grey ne s’explique pas par son message ou la cohérence globale de l’oeuvre, mais par son speech de base qui était très osé et a forcément intrigué, donc fait parler. Ensuite les réseaux sociaux et les pubs ont fait le reste. »

 
 

*D’accord, très bien. Et si tu me parlais un peu plus de Plumavitae ?! 

  •  Peux-tu nous présenter ce que c’est ?

« Haaa on parle enfin de mon bébé ou plutôt le nôtre, car je partage la garde avec mon frère depuis un peu plus d’un an.

Comment parler de Plumavitae simplement ? Un chiffre : 1%; c’est le pourcentage de nouveaux auteurs qui sont publiés par des éditeurs chaque année, en France seulement.

Plumavitae est un écosystème numérique qui va rapprocher les lecteurs (les clients finaux), les éditeurs (les décideurs principaux du marché, si on exclut l’autoédition) et les auteurs. Et pour chacun d’eux, on bâtit depuis plusieurs mois des services dédiés pour briser le mur des moins 1%, car ON SAIT qu’il y a plusieurs d’auteurs qui mériteraient d’être édités.

-Pour les lecteurs, on les remplace en décideurs du marché en les formant à la critique littéraire, car des lecteurs avertis seront plus à même de dire ce qu’ils souhaitent ou pas, avec ou sans pub.

-Pour les éditeurs, ils ont des problématiques économiques et de process : aujourd’hui, ils reçoivent trop trop trop de manuscrits et pas forcément de bonne qualité. Plumavitae, leur propose donc un service de comité de lecture. Ainsi, les éditeurs savent en avance les goûts des lecteurs et se concentrent sur les oeuvres qui ont un potentiel littéraire intéressant.

-Pour les auteurs, on fait de l’accompagnement et de l’éducation, car écrire seul sur son pc est une chose : écrire pour quelqu’un d’autre, savoir se vendre ou même adresser son roman à un éditeur en est une autre et aujourd’hui ce sont des choses qui empêchent de bons auteurs d’être pris au sérieux dès leur mail de présentation.

Donc, Plumavitae est une sorte d’armée de passionnés clés en main qui souhaite révolutionner un marché en berne »

  • Quels sont vos points forts ? Vos points faibles ? 

« Le point fort majeur du projet : les Brigadiers. Ils ont postulé comme lecteurs, mais ils deviennent clairement les super-héros des auteurs. […] Et Nate dirait sûrement : avoir un boss qui se lève à 3h du matin et bosse jusqu’à 22h haha, mais en gros avec Nate et Doriane on a toujours veillé à rester à l’écoute des auteurs, des éditeurs, des Brigadiers […] Et enfin, la flexibilité. »

Les points faibles… Je dirais encore une fois les Brigadiers en principal : ils peuvent lire et travailler quand ils le souhaitent […]. C’est un risque assumé, alors que la demande de la part des auteurs ne cessent de croître, si on n’arrive pas à anticiper le nombre de Brigadiers en face, on peut se retrouver dans l’incapacité d’aider des auteurs. […] Et le second : le manque de notoriété. »

 

  • Très bien ! J’y vois un peu plus clair. Quel est donc l’objectif de Plumavitae ?

« L’objectif de Plumavitae est simple : mettre tout en oeuvre pour que s’il y ait que 1% de néo-auteurs français publiés chaque année, ce soit les meilleurs d’un point de vue qualitatif et commercial. […] Et dans le futur : faire qu’il y ait plus de 1% de néo-auteurs publiés et lus. »

[nb : néo-auteur = les auteurs non publiés qui vont envoyer leur(s) oeuvre(s) à des éditeurs dans l’espoir d’être publiés.]

 

  •  Et pourquoi avoir créé Plumavitae ? D’où vient cette volonté d’aider ces différents acteurs de la chaîne du livre ? 

« Je vais casser un mythe : c’est une idée purement égoïste à la base. Dès l’âge de 13 ans, j’ai commencé à écrire un roman […] mon frère, lui me relisait derrière et quand il validait on postait les chapitres sur le net. Sauf que sur le forum où je postais souvent on n’était que entre auteurs, et donc je n’avais pas beaucoup de retours. Et en grandissant, mon frère a eu moins de temps. Du coup je me suis retrouvé seul face à Word et avec cette question « est-ce que ce que j’écris est bon ? »

Alors un jour j’ai eu une idée : créer un site sur lequel un auteur posterait son oeuvre et elle serait visible instantanément par des lecteurs et des éditeurs. Ils pourraient critiquer en temps réel, comme le faisait mon frère, et s’ils étaient intéressés le publier. »

« C’est à la fac où j’ai découvert le monde des startups que ce projet m’est revenu. »

« Et en affinant l’idée, Plumavitae est née ainsi que notre grande vision. »

 

  • J’ai bien compris les objectifs et sa naissance, mais j’ai encore du mal à comprendre le fonctionnement même de Plumavitae. Concrètement, comment ça marche ?

« Okay, là on va rentrer dans le technique, alors assis-toi ahah.
[…] Plumavitae a pour mission de mieux former les lecteurs pour détecter les bons auteurs et ainsi les promouvoir auprès des éditeurs. Concrètement, au quotidien on va recruter des bêta-lecteurs et des correcteurs et les former à nos méthodes. Ce sont les brigadiers qui font partie de notre armée. Une fois formés, on va faire une double action :

– faire une veille des potentielles perles du net et leur proposer d’être accompagnés par Plumavitae par les brigadiers. 

– aller voir les éditeurs et leur proposer d’être leur comité de lecture […] comme on aura tissé une relation de confiance avec ces éditeurs; si demain on tombe sur une perle du net, on n’hésitera pas à la lui présenter, avec un dossier appuyé par des retours lecteurs. »

« Pour les auteurs, on leur propose de les aider à écrire leur roman en entier : on appelle ça le Programme Phénix. Je vais te parler de Leiden. Elle nous a envoyé un incipit et ce sont les bêta-lecteurs qui ont jugé son oeuvre. Comme tous sont tombés amoureux de sa plume, on a créé une équipe de bêta-lecteurs et de correcteurs qui reprennent avec elle chaque chapitre, travaillent le message. Et quand le roman sera fini, on ira le présenter à des éditeurs avec l’ensemble des retours. […] Pour résumer, on accompagne l’auteur de la ligne liminaire à la porte de l’éditeur 😉 »

« Ainsi la boucle est bouclée : les lecteurs recrutés et formés au départ ont fait une sélection sérieuse ; les éditeurs nous faisant confiance publient avec une plus grande assurance du retour sur investissements et il y a davantage de « bons » auteurs qui finissent dans nos librairies et inspirent de futurs auteurs à faire mieux qu’eux. »

 

  • Ce qui m’intrigue c’est que vous proposez un contenu professionnel. Parmi vous, y’a-t-il des professionnels du livre ? 

« On a des correcteurs pro. Maintenant, non : Nate et moi sommes autoformés, dont l’envie de faire un master édition. Quant aux bêta-lecteurs, ils subissent des tests pendant une dizaine de jours et après je les suis individuellement pour être sûr de la qualité, car il faut que chaque retour serve aux auteurs et aux éditeurs. »

 
 

*Alors alors… que je regarde mes questions. 😉 J’aimerais en apprendre davantage sur les faces cachées de Plumavitae.

  • Quel est votre statut juridique ?

« On est une startup, mais notre objectif est de devenir une entreprise qui pourra peser dans le milieu de l’édition et aider tout auteur où qu’il se trouve sur Terre. »

 

  • Comment arrivez-vous à vous financer alors ? 😉

« J’avais mis pas mal d’argent de côté depuis le début que j’ai eu l’idée de créer une entreprise (ou alors c’était pour payer mon permis). […]

Mais l’injection d’argent personnel a ses limites, même si le projet a des coûts de fonctionnement très faibles. Du coup, nous avons lancé en mars nos services aux éditeurs et en juillet l’équivalent pour les auteurs. D’ailleurs le catalogue de services ne cesse grandir pour ces derniers : en plus de la correction et la bêta-lecture, ils peuvent commander des visuels en tous genres, se faire imprimer leurs ouvrages et même obtenir un ePUB. »

« L’augmentation du chiffre d’affaires va servir à augmenter la rémunération des Brigadiers pour chaque mission et ensuite de développer des solutions qui vont nous permettre d’aider davantage d’auteurs voire de s’exporter vers tous les pays francophones encore plus rapidement (attention, les Belges et les Suisses, on arrive !) »

 

  • Demandez-vous de l’argent auprès des auteurs ? Des maisons d’édition ? 

« Alors ! Pour le programme Phénix, on a été clair avec les auteurs : on demande 1% des droits d’auteur la première année de leur publication. Après ils reprennent tous leurs droits. Pour le Coup de Pouce, les auteurs payent des prestations à leur guise 😉.

Pour les maisons d’édition, on propose un système d’abonnement à notre service : on identifie leurs besoins et on leur fait un devis personnalisé. Après, que ce soit auteurs ou éditeurs, on est flexible et on réajuste quand il faut les prix, car notre but est de créer une relation de confiance sur le long terme. »

 

  • D’accord ! Les auteurs ou/et éditeurs sont donc libres de partir quand ils le désirent ?

« Les éditeurs peuvent arrêter l’abonnement quand ils le souhaitent. Par contre, les auteurs, par respect pour l’investissement des Brigadiers, s’il finit par publier son roman dans les cinq années après son entrée chez Plumavitae, il devra tout de même nous verser un pourcentage.

Après des arrangements sont toujours possibles, car ce qui importe c’est la relation de confiance avec l’auteur. »

 
 

*Tu vois dans la longue durée votre projet grandir. Tu m’as déjà dévoilé quelques exclusivités ! Il est temps de les présenter comme il se doit. 

  • Tout d’abord, j’ai vu que vous aviez signé un partenariat avec les Editions Flamant Noir. Peux-tu nous en parler un peu plus ?

« Je vois que tu as fait tes recherches. Les éditions du Flamant Noir […] avaient une problématique courante : recevoir trop de manuscrits. On leur a donc proposé de devenir leur comité de lecture numérique. […] Aujourd’hui, on réceptionne et trie pour eux les manuscrits qu’ils reçoivent. Avec des critères sur-mesure, on analyse chaque oeuvre et on envoie des retours personnalisés à chaque auteur. Quand certains plaisent aux Brigadiers, on fait le pont avec le Flamant Noir. Ainsi, les auteurs refusés savent pourquoi et ceux qui passent la première étape sont préparés aux exigences de la maison. »

 

  • Est-ce vous prévoyez de tisser d’autres liens avec des ME ?

« Les partenariats avec les ME sont clairement l’objectif numéro un : car si on obtient la confiance des acteurs du marché, on obtiendra la confiance des auteurs et donc des lecteurs.

 

  • Alors quelles sont ces nouveautés ?

« Courant Octobre, on lance notre propre chaîne Youtube afin de conseiller les auteurs et promouvoir les perles du net. »

« A côté de cela, grosse révolution chez Plumavitae. On a donc décidé d’ouvrir nos services de bêta-lecture et de correction aux autoédités afin qu’ils puissent eux aussi améliorer leurs livres. Et si on on tombe sur une oeuvre hyper qualitative, on garde le contact et on envoie un dossier à des éditeurs partenaires sans hésiter. »

 
 

*J’arrive à la fin de mes questions. As-tu quelques encouragements à donner aux auteurs en herbe ? Aux bêta-lecteurs en devenir ? Ou même aux ME qui se seraient perdues sur cet article ?

« Chers auteurs, vous êtes ma priorité. Si vous ne devez retenir qu’une chose de cet article c’est ceci : n’oubliez pas le pouvoir des mots et posez-vous les bonnes questions avant d’écrire, car c’est ça qui fera de votre oeuvre un énième bout de papier sur le bureau des éditeurs ou un best-seller présent dans toutes les librairies. Et on se retrouve très vite sur Youtube !

Pour les (bêta-)lecteurs, n’oubliez pas que vous ÊTES les clients du marché et donc le ROI : exigez des œuvres dignes de nos auteurs phares.

Enfin les éditeurs, vous faites l’un des plus beaux métiers au monde : décider des ouvrages qui vont faire rêver tout un pays, voire un continent, et donner vie aux rêves d’inconnus chaque année. Alors si vous êtes aussi passionnés que nous, envoyez-nous un mail : on a une armée de lecteurs qui ont hâte de vous prêter main forte ! 😉 »

 
 

*Si tu as un dernier mot à délivrer, tu as la parole libre.

« J’espère que ça ne va pas être trop long à lire, car RClem a pris son après-midi pour m’entendre raconter ma vie ! Lisez jusqu’au bout, soyez sympa ! »


 

Voilà qui clôt cette interview ! Cette initiative semble très intéressante, n’est-ce pas ?

Personnellement, je me suis posée la question de l’envers du décor. Est-ce aussi bien que nous le présente Kevin ? Alors… j’ai fait ma curieuse, et j’ai posé des questions à des Brigadiers et une auteure travaillant avec Plumavitae. Les services semblent être de qualité et sont menés avec professionnalisme. Les corrections sont faites avec sérieux et sont complètes. L’équipe est menée d’une main de fer, avec une dose de bonne humeur. Tout le monde semble y trouver son compte ! Seule la formation, le suivi des brigadiers, les partenariats avec les maisons d’édition ainsi que la disponibilité des bêta-lecteurs sont des points encore en chantier. L’initiative a aussi encore besoin de faire ses preuves auprès des éditeurs et du public pour gagner en reconnaissance. 😉

Alors… n’hésitez pas à jeter un œil à leurs services pour vous faire votre propre opinion !

Pour finir en beauté, je vous laisse avec les petits témoignages des interrogées… Merci à Kevin pour son temps et sa patience, ainsi qu’à l’équipe de Plumavitae pour son accueil !

 

« Pluma est pour moi une véritable bouffée d’oxygène ! » Maxine (Brigadière)

« Une merveilleuse expérience, à la fois humaine et professionnelle » Hericendre (Brigadière)

 » Je n’aurais jamais pu obtenir une telle qualité à un tarif aussi compétitif ailleurs. Plumavitae est un ensemble. Ce n’est pas seulement un prix, c’est le service de qualité, une équipe jeune, joyeuse, dynamique et amicale, et un patron de rêve » Leiden (auteure ayant fait confiance à Plumavitae)

A bientôt, et d’ici là portez-vous bien !

Clémence.

Clémence
<p>Rédactrice et administratrice du blog.</p> <p>Une amoureuse des livres, au service d'autres amoureux des lettres !</p>
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