Lecture Les chroniques

« La servante écarlate », de Margaret Artwood

Bonjour à tous ! 

Nous nous retrouvons aujourd’hui pour une nouvelle chronique et il est question d’une dystopie mondialement connue. Aussi effrayante que bouleversante, Mesdames, Messieurs, faîtes un bel accueil à La servante écarlate de Margaret Artwood. 


 

*Commençons par nos petites bases… 

Titre : La servante écarlate (The Handmaid’s Tale)

Auteur : Margaret Artwood

Prix : 11.50€ (version poche)

Maison d’édition : Robert Laffont

Résumé :

« Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. »

 

 

*Mon avis ?

A force d’en entendre parler, j’ai été tentée de regarder la série The Handmaid’s Tale. Malheureusement, au bout de deux épisodes, mon cœur ne supportait déjà plus la trame beaucoup trop poignante à son goût. Mais, bien décidée à découvrir cette intrigue étonnante, j’ai ouvert avec impatience le livre à l’origine de la série, et me suis immergée dans cet écrit aussi terrifiant que réel.

*Mais alors de quoi ça parle ? 

La servante écarlate prend place dans un univers dystopique. Dans cette société, les Hommes sont peu fertiles (à cause leurs mauvaises habitudes de vie paraîtrait-il). Pour remédier à cette baisse de fécondité, une organisation reprend le pouvoir et met en place la république de Gilead. Au programme : un grand retour en arrière pour les droits des femmes et des hommes. Toute la société est alors régie par un groupe de fanatiques religieux qui ficelle toutes les institutions, les rapports humains, les vies de chacun. Désormais, les femmes encore fertiles sont regroupées dans des centres de rééducation et apprennent leur nouveau rôle : être des utérus sur pattes. Ces servantes écarlates intègrent ensuite de nouvelles familles, et se mettent au service de chefs politiques, appelés les Commandants. Tout au long de ce livre, nous suivons l’histoire de l’une d’entre elles, Defred. A peine arrivée dans son nouveau foyer, elle doit faire face à son passé, son présent et son futur. Que lui arrivera-t-elle ?

*Mes impressions à chaud…

Ce n’est pas un livre que j’ai lu frénétiquement. Il ne m’a pas plongée dans une transe de lecture (si je puis dire ^^). C’est un roman qui m’a demandé du temps, à la fois pour digérer toutes les informations et messages véhiculés, et à la fois pour vivre les émotions transmises. L’écriture est juste, vivace et tranchante. L’auteure nous fait affronter nos peurs, et notamment la peur que nos droits acquis soient bafoués et que l’on retourne en arrière. Bien qu’écrit dans les années 1980, ce livre est frappant, que dis-je, effrayant de réalisme. Tout au long de ma lecture, je me suis dit « j’espère que ça n’arrivera jamais ! » et pourtant… certains éléments lient fiction et réalité. De quoi nous faire réfléchir…

*Les plus du roman…

Le grand plus de ce récit, c’est l’atmosphère dépeinte. C’est cruel. Marquant. Saisissant. Stressant. Nous vivons aux côtés de cette jeune femme. Une femme plongée entre présent et passé. Peur et envies. Conformité et liberté. On souffre pour elle, à côté d’elle, avec elle. 

Il y a aussi toutes les réflexions sous-jacentes et cachées, que l’on découvre au fur et à mesure, qui ajoutent du caractère et de la force au roman. 

Et puis… il y a tout ce monde que l’auteure a imaginé. Tout est bien ficelé, tout est réfléchi, si bien que l’univers paraît des plus authentiques. 

*Les moins…

Sans vous spoiler, la fin m’a laissée dans un état d’incompréhension. Je n’ai ni été déçue, ni été enthousiasmée. Je n’ai simplement pas compris. Je suis restée un peu dans l’attente. J’attends donc le tome 2 pour en savoir plus (car oui Margaret Artwood a affirmé qu’une suite verrait le jour en septembre de cette année). 

Enfin, le roman comporte quelques temps longs. Il peut être facile de se détacher de la lecture à certains endroits. 

*En résumé…

Quoi qu’il en soit, j’ai aimé découvrir cette histoire. Moi qui n’avais pas accroché à la série, la trouvant trop crue, le livre apparaît plus soft mais toujours intense au niveau émotionnel. 

C’est un livre frappant, marquant et puissant. Il éveille nos peurs et nos réflexions. Je le conseille vivement !

 

 

Alors… alors… qui l’a lu ? Qui s’est plutôt laissé tenté par la série ? 

Ce sera tout pour moi. 

A bientôt, et d’ici là, portez-vous bien !

 

Clémence. 

 

Clémence
<p>Rédactrice et administratrice du blog.</p> <p>Une amoureuse des livres, au service d'autres amoureux des lettres !</p>

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