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Les chroniques de l’été #1 After Saison 1

Chaque été je me pose cette question Que vais-je faire de ces heures perdues à rien faire ? . D’aussi loin que je me souvienne, l’été a toujours été l’occasion de lire pour moi. Plutôt que faire encore et encore le tour d’une ville que je connais par cœur . Plutôt que de revivre les mêmes aventures. Plutôt que de m’affaler dans le canapé et d’être dans un état léthargique en regardant la télé. Comme je ne pouvais pas voyager par manque de moyens. j’ai choisi le moyen de transport le plus simple vers de nouveaux horizons : les livres.

Yo les amoureux des lettres, c’est squatteur san au stylo et nous nous retrouvons aujourd’hui pour le début des chroniques de l’été. Nous commençons avec un morceau de choix, le premier tome d’After.

Résumé :

Tessa est une jeune fille ambitieuse, volontaire, réservée. Elle contrôle sa vie. Son petit ami Noah est le gendre idéal. Celui que sa mère adore, celui qui ne fera pas de vagues. Son avenir est tout tracé : de belles études, un bon job à la clé, un mariage heureux…
Mais ça, c’était avant qu’il ne ne la bouscule dans le dortoir. 
Lui, c’est Hardin, bad boy, sexy, tatoué, piercé, avec un  » p… d’accent anglais !  » Il est grossier, provocateur et cruel, bref, il est le type le plus détestable que Tessa ait jamais croisé. 

Ce résumé est un peu cliché et semble décrire une histoire stéréotypée et personnellement ne me donne pas envie . Pourtant, je peux affirmer une chose après ma lecture, le premier tome d’After est un bon tome. A tel point que je n’ai rien ou presque à redire, enfin rien de spécialement dérangeant. Surtout que malgré quelques amalgames évidant, je me suis laissé transporté par l’histoire.

Le pacte de crédulité
Avant de vous parler de l’histoire, je vais faire un parenthèse sur la romance moderne et le pacte de crédulité. Le pacte de crédulité c’est quand un lecteur lit une histoire, il sait que ce récit n’est pas réel et n’existe que dans l’esprit de l’auteur. Donc avant même de lire une oeuvre, nous mettons de côté notre rapport au réel et nos a priori. L’auteur, en retour, se droit de rendre son récit crédible et authentique, et doit nous transporter dans son univers. Quelque soit l’univers et le genre du livre.
Cependant, même si le lecteur met de côté sa crédulité, se déconnecter du réel n’est pas facile. Certains lecteurs y arrivent plus facilement que d’autres. Moi, j’ai du mal, en particulier avec la romance moderne. Je précise bien la romance moderne et pas les styles romantiques en général, pour diverses raisons que je n’exposerai pas ici.
A contrario, je dois bien reconnaître que cette nouvelle vague de romance a des qualités qui permettent aux lecteurs de se plonger directement dans les récits. Notamment parce que le récit ce passe à une époque contemporaine. Leurs styles sont assez directes. Ils transportent de fortes chargent émotionnelles. Tous ces détails retirent une frontière qui aurait pu existé entre le réel et notre lecture, en plus de nous rapprocher des personnages.
Pourquoi je vous dis ça ? Parce qu’il y a dans cette œuvre deux de ces qualités, deux points qui m’ont aidé à plonger directement dans l’intrigue.

Le positif

Un de ces points forts est notamment ce fameux style direct. Par style direct, je parle du fait que l’auteur va droit au but, par exemple, même les descriptions sont assez brèves. Il n’y a pas de temps de pause, ce qui fait que moi-même, je n’ai pas vraiment pris de pause dans ma lecture. J’ai lu le bouquin assez rapidement.

L’action n’est pas constante, il y a des temps fort et des temps faibles, c’est à dire des moments où il ne s’y passe rien de particuliers et d’autre chargés d’événements. Mais il y a beaucoup de moments forts et un dynamisme quasi-constant même dans les temps faibles. Sur 600 pages, c’est un exploit ! Cette intensité fait que je n’ai pas réfléchi et que j’ai lu sans me poser de questions.
En ce qui concerne les fortes doses d’émotions. Elle est due à la narratrice qui est dans un trouble quasi permanent et une auteure qui retranscris bien ce qu’elle vit. Elle vit souvent des émotions fortes autant positives que négatives. Avec tant de charges émotives il est dure de rester insensible au cours de la lecture.

Autre point fort la rapidité, la facilité et la structure qui renforce le dynamisme du manuscrit. Il s’écoule à peine quelques mois dans cette histoire, ainsi tout se passe rapidement. Les chapitres courts aident à intensifier cette vitesse. Ce qui permet de ne pas s’ennuyer pendant la lecture.

De plus, le fait qu’il n’y ait que 100 chapitres, donne une impression de compte à rebours jusqu’à l’explosion, voire l’apothéose. Même si je m’attendais à la fin, le chemin m’a plu. Mais si vous ne voyez pas le dénouement arrivé, vous ressentirez plus d’émotion à la fin du tome.
Donc bien que la fin soit légèrement prévisible, j’ai aimé ce moment et la construction des différentes intrigues. Toutefois, une fois la lecture finie, je me suis rendu compte que la structure m’avait fait oublié beaucoup de stéréotypes qui composent l’histoire.

Des stéréotypes
Je serai assez bref sur les stéréotypes. Après tout, chaque histoire en a et ceux présents dans ce récit ne m’ont pas spécialement gêné. Bien que certains clichés m’aient parfois un peu dérangé, même si leurs utilisations souvent pertinentes. Par exemple, la facilité et la façon quasi-systématique qu’a Tessa d’atteindre l’orgasme . Ce fait est là pour montrer à quel point elle fait confiance à Hardin et se sent bien avec lui, mais parfois je trouve que c’est un peu exagéré,tout rapport ne peut être aussi parfait à chaque fois.Puisque je parle des scènes érotiques, je les aime bien d’une façon générale. Vers la fin elles pourraient être éclipsées, mais elles sont agréables à lire, claires, émoustillantes, et surtout j’aime bien le fait qu’elles marquent une avancée dans leur relation. Même si je pense que la fin pourrait être allégée en scènes sexuelles. Mais je suppose que le but de l’auteur était surement de montrer qu’Hardin prenait sa partenaire pour acquise et la traitait comme sa chose. Donc ce n’était pas uniquement de l’érotisme juste pour montrer de l’érotisme.
Un autre cliché dérangeant Hardin et Tessa ont des vies très chargés et réussissent un peu trop facilement. Ils ont un travail en plus des cours, une vie amoureuse tumultueuse, des bonnes notes, sont souvent à des fêtes.

J’oubliais, Hardin a aussi beaucoup d’argent ! Même si cette somme d’argent s’explique, il y en a quand même un peu trop, beaucoup trop.
Il y a un autre déjà vu que j’ai remarqué. Ce manuscrit suit, dans les grandes lignes, l’histoire classique de la belle et du Badboy. Tessa est la fille innocente, belle mais qui s’ignore, un peu coincée, très organisée, et surtout vierge. Hardin, lui est un garçon libertin, méchant, connard, impulsif, et mystérieux. Dans les romances, c’est souvent un connard qui tombe amoureux d’une vierge, histoire de bien symboliser la pureté et creuser le contraste entre la belle et le Badboy. Ces deux personnages reprennent donc les codes et les attributs du genre. Mais, ils sont intéressants et bien construits.

Des personnages bien construits
J’ai bien aimé Hardin parce que j’aime bien les salauds, et surtout il est construit de façon à ce que l’on ne sache jamais rien de lui.
En effet, Tessa narre l’histoire et c’est par l’intérêt qu’elle lui porte que nous en apprenons sur lui. Ensuite, les actes d’Hardin et sa façon d’agir envers Theresa sont en général ceux d’un salaud. C’est tout ce que je demande, quand on me vend l’image d’un méchant garçon. Ici, on voit que c’est un badboy, ce n’est pas la narratrice ou lui-même qui le dit.  Sans oublier qu’il possède une grande part d’ombre en lui et j’aime bien les personnages sombres.
De plus, même s’il reste le même, il évolue aux côtés de Tessa. J’aime que les personnages se transforment et grandissent. C’est l’un des enjeux principaux d’une histoire. D’accord l’amours bouleverses nos héros et leurs acquis toutefois ils ne doivent pas changer du tout au tout pour quelqu’un. C’est une facilité scénaristique souvent prise par les auteurs.
Tessa quant à elle, m’agace. Elle court et pleure trop souvent. Son attitude est lassante. Même si ses réactions évoluent un peu vers la fin et que je me sens peiné pour elle, cette attitude m’a quand même lassé.
Quant aux autres personnages, même s’ils sont assez secondaires, ils sont intéressants. L’auteure donne ce je-ne-sais-quoi à ses protagonistes, ce qui les rend intrigants. Ils restent toutefois assez classiques dans leurs formes. Par exemple, Zed est le gentil garçon , le concurrent qui ne semble avoir aucune chance avec l’héroïne. Pourtant, il dégage un certain charisme. Il y a aussi Molly, la fille qui tourne autour d’Hardin. Elle a un petit côté salope que j’apprécie tout autant chez les filles que chez les garçons. Landon est le bon pote de service. Son honnêteté est touchante.
Après le reste des personnages m’est assez indifférent, bien qu’ils aient tous un certain potentiel. Ces trois personnages secondaires me plaisent, et ça veut dire beaucoup pour moi qui suis un lecteur pointilleux. De plus, les protagonistes secondaires sont tous utiles à l’intrigue. Ils sont rarement, à un ou deux près, là pour faire de la figuration.


Conclusion
En conclusion, nous avons des personnages intéressants, un peu trop clichés parfois, mais bien construits; un scénario assez classique mais dynamisé par un style percutant ; des scènes érotiques utiles et bien écrites, quoi qu’un peu trop exagérées.

J’ai presque envie dire – étonnement – que c’est une bonne histoire. J’apprécie rarement la romance moderne mais le premier tome d’After a été une belle surprise.

Desir De Reveur
<p><em>Rédacteur et squatteur du blog à le petite semaine.<br /> </em></p>
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